<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-973398459023004685</id><updated>2012-02-16T11:43:42.782-08:00</updated><category term='Tendre nostalgie; toi'/><category term='Histoire'/><category term='Compte-rendu'/><category term='Tendre nostalgie'/><title type='text'>Un ange dans une prison de plumes</title><subtitle type='html'>Blog de critiques de lectures</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Amephais</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_6ae6iJkxGxo/TOHialQnqOI/AAAAAAAAAB8/-tZB6WlcISI/S220/blanche-neige.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>12</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-973398459023004685.post-2939180264411311066</id><published>2011-08-04T08:20:00.001-07:00</published><updated>2011-08-04T16:14:43.467-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Compte-rendu'/><title type='text'>Le monstre sous le lit: critique de Ça de Stephen King</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-RVxO63oJH0Y/TjrgRU2rE6I/AAAAAAAAADY/ScIvaGKdOcc/s1600/thumbnailCARRE6O1.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 99px; FLOAT: left; HEIGHT: 160px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5637064471868019618" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-RVxO63oJH0Y/TjrgRU2rE6I/AAAAAAAAADY/ScIvaGKdOcc/s200/thumbnailCARRE6O1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Après avoir lu Duma Key, j'étais accro, en manque: une vrai junkie. Je voulais du sang, de l'horreur, des tripes arrachées et des clowns maléfiques. J'étais prête pour &lt;em&gt;Ça&lt;/em&gt; (It), le chef-d’œuvre de Stephen King publié en 1986. Aurais-je pu le lire avant aujourd'hui? Je ne crois pas. Les livres de Stephen King demandent au lecteur un tel abandon qu'il vaut mieux attendre&lt;em&gt; le bon moment&lt;/em&gt; pour les ouvrir. Sinon, la connexion ne se fait tout simplement pas. Selon moi, du moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En octobre 1957, le petit George joue dans les rues de la ville fictive de Derry, dans le Maine, avec le bateau en papier que son grand frère Bill lui a fabriqué. Quand son bateau tombe dans une bouche d'égout, George se penche pour le ramasser et apperçoit un clown, dans l'égout. Le clown lui propose tout naturellement de lui redonner son bateau, il n'a qu'à tende le bras...bras que le clown arrache, le tuant sur le coup. Ce meurtre ne sera pas le premier ni le dernier à survenir à Derry où à tous les 27 ans, une force semble se déployer et mettre à morts plusieurs personnes individuellement avant de massacrer une grande partie de la population. Toujours de terribles et malheureux accidents, pendant lesquels les habitants de la ville semble perdent la tête. Pendant l'été 1957 Eddie, Stan, Mike, Ben, Richie et Bev suivront donc leur ami et meneur le Grand Bill à la recherche de ce monstre qui vit dans les égouts et qui semble être la cause de tous ces meurtres. Ensuite ils se feront une promesse: revenir à Derry si &lt;em&gt;Ça&lt;/em&gt; revient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1984, seul Mike vit encore à Derry. Les autres, devenus adultes, sont éparpillés un peu partout dans le monde. Mais un jour, Mike les appels un à un pour leur rappeler leur promesse faite il y a 27 ans quand ils étaient enfants: &lt;em&gt;Ça&lt;/em&gt; est revenu. Et cette fois-ci, ils devront l'arrêter pour de bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ça&lt;/em&gt; est d'abord un roman sur les peurs de l'enfance et sur le pouvoir que peut avoir l'imaginaire. C'est aussi un roman qui traite des différences entres le monde de l'enfance et celui de la vie adulte. Il traite aussi de comment les parents peuvent abandonner leur progéniture aux monstres qui se cachent sous le lit. Car les adultes de Derry ne semblent pas réagir comme des parents «normaux» dans une ville où les enfants sont trucidés et dans la bande de Bill, seul Mike à une famille «normal». Bev est battu par son père qui voit sa prochaine puberté comme une catastrophe, les parents de Bill ne s'occupe plus de lui depuis que son frère est mort, la mère de Ben le suralimente et la mère d'Eddie souffre du syndrome de Münchhausen par procuration. &lt;em&gt;Ça&lt;/em&gt; traite aussi du Mal, comme rarement un auteur y est parvenu; car ce Mal est impregné dans la ville de Derry. Les massacres cycliques en sont un bon exemple. Lire ce roman est une expérience terrifiante tant les crimes sont odieux et les massacres influencés par &lt;em&gt;Ça&lt;/em&gt; sanglants et détaillés. Mais pour tous amateurs d'horreur et de fantastique qui se respecte, ce roman est un classique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son seul et unique défaut est qu'après, que lire? J'ai déjà fais l'expérience de tout lire d'un coup les œuvres d'un auteur (il s'agissait d'Henning Mankel et de sa série avec l'inspecteur Wallander), mais l'expérience m'avait laissé un goût amer... Aussi bien me tranquilliser un peu et attendre avant de lire Le Dôme (Under the Dome) son petit dernier...quitte à trouver toutes mes lectures insipides et indigestes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lire de l'horreur amène un tel niveau d'adrénaline qu'après, j'en veux encore et encore...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/973398459023004685-2939180264411311066?l=angeprisonplumes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/feeds/2939180264411311066/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2011/08/le-monstre-sous-le-lit-critique-de-ca.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/2939180264411311066'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/2939180264411311066'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2011/08/le-monstre-sous-le-lit-critique-de-ca.html' title='Le monstre sous le lit: critique de Ça de Stephen King'/><author><name>Amephais</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_6ae6iJkxGxo/TOHialQnqOI/AAAAAAAAAB8/-tZB6WlcISI/S220/blanche-neige.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-RVxO63oJH0Y/TjrgRU2rE6I/AAAAAAAAADY/ScIvaGKdOcc/s72-c/thumbnailCARRE6O1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-973398459023004685.post-3464141213213322576</id><published>2011-08-03T13:30:00.000-07:00</published><updated>2011-08-04T08:17:20.740-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tendre nostalgie'/><title type='text'>Comment détruire les rêves d'une petite fille en trois étapes faciles</title><content type='html'>J'ai déjà écris ici que je voulais devenir Duchesse du Carnaval, sirène et Fée des glaces quand j'étais toute petite. J'ai aussi dis que j'avais été Fée des glaces et ruiné les rêves d'une petite fille par la même occasion. Je tiens à préciser ici que je n'ai jamais fais exprès. Voici comment c'est arrivé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je travaillais à contrat pour un organisme communautaire et un beau midi de novembre, alors que les responsables parlaient du party de noël de l'organisme, moi et ma grande gueule avons dit oui. Oui à : pourquoi ne pas interpréter la Fée des glaces puisque le Père Noël y sera. Lui fallait bien une ptite dame et comme j'ai les cheveux longs, une robe blanche porté à ma graduation et jamais remise, je ferais une excellente Fée des glaces et en plus, c'est mon rêve d'enfance, ahahaha.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yeah right.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jour dit, je me présente à la fête et tout va comme sur des roulettes. La fête à lieu dans un club de golf, il fait beau, neige un peu et en grande adolescente, j'y suis reconduite par mon père: pas moyen de me sauver de la fête, ce qui est moins drôle. Mais je me lie d'amitié avec quelques gens, tout va bien. Quand c'est l'heure des cadeaux, je vais me changer en Fée dans les toilettes, je sors dehors et moi et le Père Noël montons dans une cariole tiré par un cheval. Le gros luxe et la petite fille en moi ne se peut plus. Les rideaux de la grande salle sont tirés, les enfants ont le nez collés dans la baie vitré, on voit leurs lèvres bouger: C'EST LE PÈRE NOËL-ET C'EST QUI ELLE? LA FÉE DES GLACES LA FÉE DES GLACES LA FÉE DES GLACES!!! Je suis belle, je brille de milles feux avec ma belle robe blanche et les enfants croient que je suis une fée venu du pôle nord pour leur donner des cadeaux. C'est mon heure de gloire. Un rêve se réalise. J'ai envie de pleurer de joie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi et le Père Noël on entre, on donne les cadeaux, beaucoup de bisous et avant de repartir, une petite fille me regarde. Elle est belle comme un coeur et si elle est là, c'est qu'elle a du vécu et pas que du beau. Elle me dit: Es tu vraiment la Fée des glaces? Ben oui, je lui dis avec mon plus beau sourire (vous avais-je dit que c'était mon rêve d'enfance?). La vrai Fée des glaces? La vrai de vrai, ma belle. Alors elle me fait un MÉGA calin. Moi je repars dehors en envoyant la main, le coeur gros comme ça de bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On rentre par une porte dérobé, je glousse comme une petite fille, quelle belle expérience! Le Père Noël et moi mettons fin à notre liaison extra-conjugale et je reprend place dans la salle, après avoir revêtue mes vêtements à moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dans la salle que ça me frappe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les enfants, tous excités par les cadeaux courrent partout et donnent aux adultes des bonbons pris sur les tables; parmis eux, ma petite fille. Celle qui croyait tant que j'étais la Fée des glaces, la VRAI Fée des glaces avec le VRAI Père Noël. Mais le vrai Père Noël, il avait un costume, une tuque, des lunettes et une barbe. Moi j'avais une robe, une mini cape et un diadème. Disons que sans la robe et les accessoires, je ressemble pas mal...à la vraie Fée des glaces. Oh oh. Il ne faut surtout pas qu'elle me voit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est passé deux fois devant moi en courrant, sans rien voir. Moi je regardais ailleurs, mais soudain j'ai été trahi par mes cheveux. Elle s'est arrêté, à écartillé les yeux et s'est écrié: Hoooonnn!! Tu es même pas la VRAI Fée des glaces!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme une conne, je n'ai rien trouvé de mieux à lui répondre que: ben non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après j'en ai eu pour des heures à expliquer à plusieus petites filles pourquoi j'avais menti, puisque mentir ce n'est pas beau et le Père Noël, ce n'était pas le vrai? Et...Et...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La plus longue après-midi de ma vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors pour la sirène et la Duchesse, je laisse ça à d'autres: je pourrais aussi bien me noyer ou vomir dans le costume de bonhomme Carnaval avec la chance que j'ai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et quand j'aurais une petite fille (ou un petit garçon) ils ne croiront pas à ces balivernes; ainsi aucune grande adolescente pogné dans sa robe de graduation à qui on avait demandé d'être la Fée des glaces parce qu'elle avait de si beau cheveux ne pourra briser leur rêve. Ils croiront peut-être juste au Père Noël et feront le lien de cause à effet comme des grands après avoir apperçu le VRAI Père Noël dans 4 centres d'achats différents.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/973398459023004685-3464141213213322576?l=angeprisonplumes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/feeds/3464141213213322576/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2011/08/comment-detruire-les-reves-dune-petite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/3464141213213322576'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/3464141213213322576'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2011/08/comment-detruire-les-reves-dune-petite.html' title='Comment détruire les rêves d&apos;une petite fille en trois étapes faciles'/><author><name>Amephais</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_6ae6iJkxGxo/TOHialQnqOI/AAAAAAAAAB8/-tZB6WlcISI/S220/blanche-neige.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-973398459023004685.post-5273562489587930889</id><published>2011-08-03T11:32:00.000-07:00</published><updated>2011-08-03T13:25:25.632-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Compte-rendu'/><title type='text'>Les hommes qui peignent sont dangereux: critique de Duma Key de Stephen King</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-Hv9doIU0juo/TjmusDiyUwI/AAAAAAAAADQ/Tra6jeQ32jw/s1600/9782253159810-G.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 124px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5636728480519574274" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-Hv9doIU0juo/TjmusDiyUwI/AAAAAAAAADQ/Tra6jeQ32jw/s200/9782253159810-G.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Il y avait très longtemps que je n'avais pas lu de Stephen King. J'avais développé un préjugé défavorable face à son oeuvre, préjugé dont je ne souviens plus la cause. Ce printemps, je travaillais dans une librairie et en marchant dans les allées, j'ai apperçue la couverture, très rose et très &lt;em&gt;Florida&lt;/em&gt; de Duma Key. Un rapide coup d'oeil sur le Web me permis de lire plusieurs critiques fort favorables. Il n'en fallu pas moins pour me convaincre que l'heure de la réconciliation entre moi et le King avait sonné; je suis comme ça moi: je n'aime pas la chicane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Duma Key raconte l'histoire d'un homme, Edgar Freemantle, qui survit à un accident sur un chantier de construction. Il perd son bras droit et devient partiellement amnésique et aphasique; sa nouvelle condition le rend extrêment colérique et sa femme demande rapidement le divorce, tant il la terrifie. Edgar pense alors au suicide, mais son docteur, le psychiatre Karmen lui propose plutôt de prendre une année à lui, pour faire une activité qu'il aime, après quoi il pourra revenir sur sa décision. Edgar décide donc de quitter le Minnesota pour les Key's de la Floride où il loue une charmante maison, toute rose, sur l'île de Duma. L'île est presque déserte et appartient à une vieille dame, Elizabeth Eastlake, dont s'occupe un ancien avocat nommé Wireman. Bien vite, les trois éclopés (Elizabeth souffre d'alzheimer et Wireman de migraines constantes) vont devenir amis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Edgar, qui dessinait quand il était jeune, considérere alors que la vue de Big Pink (sa maison de location) sur le Golf du Mexique est trop belle et commencera à peindre le coucher de soleil, comme son docteur lui a recommandé. Rapidement, ses toiles impresionnent Wireman et la fille d'Edgar, tant elles sont suréalistes et exceptionnelles. Mais Edgar, qui peint en transe, sent de plus en plus de picotements dans son bras manquant et remarque un élément terrifiant: ces toiles prédisent l'avenir, guérissent la maladie...mais Edgard réalisera rapidement qu'une force émane de l'île et que c'est cette force qui l'anime. Or, un tel pouvoir ne vient jamais seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que j'aime chez King, c'est son souci du détail et sa pertinence: rien n'est laissé au hasard, rien n'arrive pour rien. Il faut être attentif aux petits détails, car c'est dans ceux-ci que se cachent l'horreur. Un excellent roman fantastique, par le maître incontesté du genre, qui démontre tout le pouvoir de la création.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/973398459023004685-5273562489587930889?l=angeprisonplumes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/feeds/5273562489587930889/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2011/08/les-hommes-qui-peignent-sont-dangereux.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/5273562489587930889'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/5273562489587930889'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2011/08/les-hommes-qui-peignent-sont-dangereux.html' title='Les hommes qui peignent sont dangereux: critique de Duma Key de Stephen King'/><author><name>Amephais</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_6ae6iJkxGxo/TOHialQnqOI/AAAAAAAAAB8/-tZB6WlcISI/S220/blanche-neige.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-Hv9doIU0juo/TjmusDiyUwI/AAAAAAAAADQ/Tra6jeQ32jw/s72-c/9782253159810-G.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-973398459023004685.post-443818481782530238</id><published>2011-08-03T10:44:00.000-07:00</published><updated>2011-08-03T13:24:45.232-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Compte-rendu'/><title type='text'>L'ami imaginaire: critique du Dieu dans l'ombre de Megan Lindholm (aka Robin Hobb)</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-dTOfDp7w59A/TjmuiRkyLHI/AAAAAAAAADI/HAVIq2Hr6fU/s1600/29162631.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 124px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5636728312487357554" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-dTOfDp7w59A/TjmuiRkyLHI/AAAAAAAAADI/HAVIq2Hr6fU/s200/29162631.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;N'étant que peut familière avec la fantasy (mais ayant drôlement envie de la découvrir) j'ai jeté mon dévolu sur un roman de la très prolifique Robin Hobb, qu'elle a publié sous le nom de Megan Lindholm (son véritable nom est Margaret Astrid Lindholm Ogden). Par contre, comme je n'avais pas envie de commencer une longue série (elle a écrit Le cycle de l'assassin royal, Le cycle des aventuriers de la mer et La cité des anciens qui vient de débuter) j’étais bien embêté. Je dois aussi avouer que moi et la fantasy apprenons à nous connaitre, tout doucement. Et j'ai trouvé en fouillant à la bibliothèque &lt;em&gt;Le Dieu dans l'ombre&lt;/em&gt; (Cloven Hooves) publié en 1991, roman non pas de fantasy, mais de fantastique. La rencontre fut fulgurante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petite, Evelyne a un ami imaginaire. Avec lui, elle joue dans la forêt derrière la maison familiale à Fairbanks, en Alaska. Elle lui donna le nom de Pan et il fut son meilleur ami jusqu'à ce qu'elle devienne pubère. À 25 ans, au moment du récit, elle a oublié Pan depuis longtemps. Elle est alors mariée avec un homme qu’elle juge trop beau pour elle et mère d’un petit garçon qu’elle adore. Tous ensembles vivent dans leur maison de Fairbanks et rien ne vient déranger leur petite vie paisible. Mais lors d'un voyage à Washington dans sa belle-famille qui la tyrannise à trop vouloir la faire entrer dans un moule, l'horreur survient. Et Pan, cet ami imaginaire qu'elle pensait avoir perdu à jamais réapparait et l'entraîne dans un voyage onirique et érotique dans les confins des forêts de l'Alaska.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dieu dans l'ombre n'est pas le roman le plus accessible de madame Lindholm; malgré tout il est d'une beauté et d'une sensibilité à couper le souffle. Certains l'ont trouvé trop long, trop bavard, trop axé sur les pensées d'Evelyne...Pour ma part, je me suis reconnue dans cette femme iconoclaste, anticonformisme qui préfère la vie dans les bois à la vie en ville. Le dieu dans l’ombre m’a fait pleurer, m’a fait rêver; c’est tout ce que j’attends d’un livre et pour ça, je dis merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, ma rencontre avec la fantasy est encore reportée.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/973398459023004685-443818481782530238?l=angeprisonplumes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/feeds/443818481782530238/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2011/08/lami-imaginaire-critique-du-dieu-dans.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/443818481782530238'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/443818481782530238'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2011/08/lami-imaginaire-critique-du-dieu-dans.html' title='L&apos;ami imaginaire: critique du Dieu dans l&apos;ombre de Megan Lindholm (aka Robin Hobb)'/><author><name>Amephais</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_6ae6iJkxGxo/TOHialQnqOI/AAAAAAAAAB8/-tZB6WlcISI/S220/blanche-neige.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-dTOfDp7w59A/TjmuiRkyLHI/AAAAAAAAADI/HAVIq2Hr6fU/s72-c/29162631.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-973398459023004685.post-8269255778835737359</id><published>2011-08-03T10:34:00.000-07:00</published><updated>2011-08-05T07:48:03.972-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Compte-rendu'/><title type='text'>C'est nous qui sommes les morts-vivants: critiques de World War Z, du Guide de Survie en Territoire Zombie et de Walking Dead</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-Nu4CBn3eU1s/Tjr0fbb6aQI/AAAAAAAAADg/ZfpT9ZYyLTQ/s1600/3413-walking-dead.gif"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 180px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5637086704385550594" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-Nu4CBn3eU1s/Tjr0fbb6aQI/AAAAAAAAADg/ZfpT9ZYyLTQ/s200/3413-walking-dead.gif" /&gt;&lt;/a&gt; Je ne sais pas d'où vient notre fascination (ni la mienne d'ailleurs) pour les morts-vivants. On ne peut pas dire que notre affection vient de leur grande beauté, disons. Pourquoi alors sommes nous fascinés par eux? Je crois que c'est à cause de notre éducation et de notre fonds de religion catholique: les humains ne sont pas supposés ressusciter après la mort. Seul Jésus a eu le droit (et c'est parce qu'il avait une fichu de bonne raison). Les zombies sont également cannibales et ne présente aucun signe d'intelligence, ce qui en choque plusieurs: d'habitude, une espèce qui n'a aucun QI n'est pas supposé survivre. Or, dans le cas qui nous intéresse, elle nous mange. Avouez que c'est frustrant. Et le comble: on ne sait pas pourquoi ils sont comme ça. Dans aucune des trois œuvres présenté ici une explication scientifique est donnée (ne confondez pas la série de télévision The Walking Dead et la bande dessiné); fondamentalement, ça dérange. Et fascine à la fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;World War Z de Max Brooks &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce livre est «une histoire orale de la guerre des zombies». Dans notre monde sans date (on imagine la fin du siècle dernier ou le début du nôtre par rapport aux références données) les morts ont cessé de mourir. La guerre a bien failli éradiquer l’ensemble de l’humanité: comment combattre un ennemi qui ne craint pas la mort et qui ne s'arrête que si on lui tire une balle dans la tête? Mais heureusement, les vivants ont gagné et bien qu’il reste quelques millions de zombies sur la terre (dans l’océan, gelés dans les zones arctiques et en Islande où les réfugiés furent prit en souricière et transformé en zombie) la guerre est officiellement terminée. Mais l’humanité ne sera plus jamais la même et c’est ce que l’auteur, en mission pour l’ONU, réalise en prenant les témoignages des survivants. Malgré l’aspect surréaliste du récit, on croit à cette guerre et aux témoignages qui y sont recensés. Seulement, l'auteur tombe parfois dans la critique sociale et le fait grossièrement. Aussi, les témoignages sont court et parfois, on souhaiterait en savoir un peu plus sur les survivants. Néanmoins, le tout est agréable à lire et franchement divertissant. La folie de Max Brooks est contagieuse et il est fascinant de voir à quel point il a pris le temps de construire son récit pour le rendre le plus «réaliste» possible. À lire en regardant un bon vieux film de Georges A. Romero.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Guide de survie en territoire zombie, de Max Brooks (Zombie Survival Guide)&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le guide est cité dans World War Z, mais aussi dans le film Zombieland et dans True Blood (saison 2, épisode 12). &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le guide de survie a été écris par un survivant: ainsi il vaut mieux lui faire confiance, car il sait ce qu'il fait. Il y donne pleins de trucs pour survivre à une attaque de zombies. Et ses trucs ne sont pas aussi ludique qu'on pourrait le penser au premier abord. Tout y est: comment les attaquer, quelle est la meilleur arme, le meilleur moyen de transport...Encore une fois, Max Brooks possède une belle folie et bien que ce livre soit totalement inutile, vous ne pourrez de vous empêcher de dire à vos amis(es) lors de soirée mondaine: en tout cas, moi j'ai lu le Guide, alors si on se fait attaquer...Son seul point faible est qu'il ne se lit pas comme un roman. En fait, vous pouvez le lire comme tel (et faire comme moi), mais c'est un peu plate. Vaut mieux le garder comme livre de chevet et en lire des bribes, de temps à autre. Le tout sera beaucoup plus divertissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;The Walking Dead de Robert Kirkman, Tony Moore et Charlie Adlard. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Avant d'être une série de télévision américaine (excellente, par ailleurs) The Walking Dead était une bande dessiné tout autant américaine, en noir et blanc. Rick Grimes, un policier du Kentucky, est plongé dans un profond comas suite à une opération policière qui tourne mal. Quand il se réveille, il est seul dans l'hôpital, complètement abandonné. Seul? Pas totalement, comme il le découvrira bien vite. Suite aux premières rencontres avec les morts-vivants, il tentera de retrouver sa femme Lori et son fils Carl. Il retrouvera bientôt sa famille dans un camps de refugiés près d'Atlanta. Avec sa famille et les autres refugiés, Rick tentera de survivre aux morts-vivants, à l'humanité qui s'effondre et à sa propre humanité.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Une phrase pourrait d'écrire The Walking Dead: quand ça va mal, c'est que ça va aller encore plus mal. Les moments de bonheur sont rares et l'humanité quittera peu à peu Rick et sa bande, les mettra en contact avec d'autres survivants pour qui survivre ne prend pas toujours le même sens...Lentement, mais surement Rick et sa bande devront s'enfoncer de plus en plus profondément dans l'horreur qui survient quand survivre devient essentiel et que le «chacun pour soit» est la règle. Comment savoir où est la ligne entre le Bien et le Mal quand vous devez tuer votre fils devenu zombie? Quand des humains vous chassent pour vous donner en spectacle contre des zombies? Comment savoir quand il n'y a plus de lois, plus d'interdit, plus de société?Pour finir, mentionnons que le récit ne pourrait pas se dérouler ailleurs qu'aux États-Unis, car dans ce monde apocalyptique, la célèbre citation de John F. Kennedy: «Ne demandez pas à votre pays ce qu'il peut faire pour vous, mais plutôt ce que vous pouvez faire pour votre pays» prend tout son sens.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/973398459023004685-8269255778835737359?l=angeprisonplumes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/feeds/8269255778835737359/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2011/08/cest-nous-qui-sommes-les-morts-vivants.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/8269255778835737359'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/8269255778835737359'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2011/08/cest-nous-qui-sommes-les-morts-vivants.html' title='C&apos;est nous qui sommes les morts-vivants: critiques de World War Z, du Guide de Survie en Territoire Zombie et de Walking Dead'/><author><name>Amephais</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_6ae6iJkxGxo/TOHialQnqOI/AAAAAAAAAB8/-tZB6WlcISI/S220/blanche-neige.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-Nu4CBn3eU1s/Tjr0fbb6aQI/AAAAAAAAADg/ZfpT9ZYyLTQ/s72-c/3413-walking-dead.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-973398459023004685.post-6163213138789047178</id><published>2010-11-30T08:43:00.000-08:00</published><updated>2011-08-03T13:23:08.913-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Compte-rendu'/><title type='text'>Des fleurs pour Billy Milligan</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-cgwiSJ4aXFs/TjmuKAiMrkI/AAAAAAAAADA/4M5bwCIVjXc/s1600/Les-Mille-et-Une-Vies-de-Billy-Milligan_imageHeight180.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 114px; FLOAT: left; HEIGHT: 180px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5636727895596248642" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-cgwiSJ4aXFs/TjmuKAiMrkI/AAAAAAAAADA/4M5bwCIVjXc/s200/Les-Mille-et-Une-Vies-de-Billy-Milligan_imageHeight180.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Compte-rendu de Les Mille et une vie de Billy Milligan de Daniel Keyes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j'avais 15 ans environ, mon père m'a conseillé de lire "Des fleurs pour Algernon", superbe roman de Daniel Keyes. J'ai braillé comme un veau et découvert un auteur dont je n'ai pas réentendu parler...jusqu'à ce que cet été je vois dans le présentoir "suggestions" de ma bibliothèque municipale son dernier livre: Les Mille et une vie de Billy Milligan. Honnêtement, la barre était haute et rien, non rien n'aurait pu m'avertir de la bombe que j'avais entres les mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Ohio, dans les années 1970, la police arrête un homme que 3 femmes accusent de viol. L'homme nie farouchement, résiste à son arrestation, mais une fois au poste de police, les agents de l’ordre réalisent que quelque chose ne tourne pas rond chez le suspect. En effet, William Stanley Milligan mieux connu sous le sobriquet de Billy semble...étrange. Il cesse soudainement de parler, tombe dans un état catatonique quelques secondes puis prend une voix qui n’est pas la sienne, puis une autre...avec un accent anglais. Suite à une expertise psychiatrique, on s'aperçu que Billy souffre du symptôme de personnalité multiple...et que le vrai Billy Milligan « dort » en fait depuis 6 ans, soit le jour où il a tenté de se jeter du toit de son école et que ses personnalités ont décidé de prendre le contrôle de son corps, de sa tête, pour son bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi incroyable de ça peut paraitre, Billy Milligan existe réellement. Le roman est basé sur des rencontres que l'auteur Daniel Keyes a fait avec le jeune homme, dans les multiples hôpitaux/prison où il a vécu. Car si Billy Milligan fut la première personne a être officiellement reconnu comme souffrant du trouble de personnalité multiple, son parcours et ceux des médecins qui ont voulu l'aider ne s'est pas fait sans heurt. Au contraire. (Pour ceux que ça intéresse, Daniel Keyes a écrit une suite à ce roman: Les Mille et une guerre de Billy Milligan, sur son parcours dans les hôpitaux psychiatriques et les prisons et sa guerre pour être reconnu officiellement comme étant atteint d’une maladie mentale).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant ce livre, qui relate la vie de Billy vu par ses personnalités, paraît incroyable, autant il l'est, incroyable. Billy Milligan possèderait ce qu'on appelle une mémoire absolue, ce qui lui permet de se souvenir de toutes ses vies, même celles qu'il n'a pas vécu, parce qu'il "dormait". Ce livre rappel Des fleurs pour Algernon par son plaidoyer pour un traitement adéquat des maladies mentales et se lit comme un roman policer. Il vous tiendra en haleine, vous fera vous tenir au bout de votre chaise, vous fera pleurer tant le monde semble injuste pour ce pauvre Billy. Il vous permettra de mieux connaitre cette maladie extrêmement rare qu'est le trouble de personnalités multiples et vous fera revoir votre perception du bien et du mal...Car qui est Billy Milligan? Un acteur? Un fraudeur? Un criminel? Ou un enfant maltraité par un beau-père tyrannique?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un livre à lire, sans hésitation. Et en passant, si vous n'avez jamais lu Des fleurs pour Algernon, c'est aussi un livre à livre au plus vite.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/973398459023004685-6163213138789047178?l=angeprisonplumes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/feeds/6163213138789047178/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2010/11/des-fleurs-pour-billy-milligan.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/6163213138789047178'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/6163213138789047178'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2010/11/des-fleurs-pour-billy-milligan.html' title='Des fleurs pour Billy Milligan'/><author><name>Amephais</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_6ae6iJkxGxo/TOHialQnqOI/AAAAAAAAAB8/-tZB6WlcISI/S220/blanche-neige.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-cgwiSJ4aXFs/TjmuKAiMrkI/AAAAAAAAADA/4M5bwCIVjXc/s72-c/Les-Mille-et-Une-Vies-de-Billy-Milligan_imageHeight180.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-973398459023004685.post-1927906783725935757</id><published>2010-11-30T07:37:00.000-08:00</published><updated>2011-08-03T13:22:13.643-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Compte-rendu'/><title type='text'>Sauver l'humanité du péril</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-La6sEm0FGjg/Tjmt7ado7wI/AAAAAAAAAC4/Z6HlvmalIT8/s1600/2922145239_01__SX140_SY225_SCLZZZZZZZ_.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 117px; FLOAT: left; HEIGHT: 200px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5636727644858412802" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-La6sEm0FGjg/Tjmt7ado7wI/AAAAAAAAAC4/Z6HlvmalIT8/s200/2922145239_01__SX140_SY225_SCLZZZZZZZ_.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Compte-rendu des Gestionnaires de l'Apocalypse de Jean-Jacques Pelletier&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'adore les romans policiers et les romans d'horreur, &lt;em&gt;gore&lt;/em&gt;, à la Patrick Sénécal et Graham Masterton. J'aime quand ça se tire dessus, quand il y a des conspirations internationales qui mettent en péril l'humanité et j'aime quand les corps explosent dans tous les sens. J'aime quand les bons gagnent à la fin, mais j'aime encore plus quand il y a des dommages collatéraux et que des bons meurent dans l'exercice de leur fonction (qui est d'être du bon côté de la force et de sauver l'humanité du péril). Des livres policer (et d'horreur), j'en ai lu une tonne avec les années. Je suis devenue hyper critique, difficile et vachement chialeuse. Violente, même. La preuve? Le roman "Pig Island" de Mo Hayder, je l'ai lancé sur le mur quand je l'ai fini. Mauvais, mauvais, mauvais. C'est dire si j'attendais la conclusion des Gestionnaires de l'Apocalypse de Jean-Jacques Pelletier avec une tonne de briques et de fanaux. J'étais prête à l'encenser et lui faire construire une statue ou à le renier et à lui jeter des mauvais sorts à l'aide d'une poupée vaudou. Finalement, tout est bien qui fini bien: j'ai a-do-ré La faim de la terre 1 et 2. Mais revenons un peu en arrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Gestionnaires de l'Apocalypse est une fresque extrêmement ambitieuse écrite par Jean-Jacques Pelletier, un professeur de philosophie du Cégep Lévis-Lauzon. La série compte 10 livres, soit:&lt;br /&gt;-L'homme trafiqué, premier de la série qui relate les débuts de F., directrice de l'Institut qui-combat-les-méchants.&lt;br /&gt;-La femme trop tard, l'histoire de Claudia, agente de l'Institut elle aussi&lt;br /&gt;-Blunt, les treize derniers jours, aussi un agent de l'Institut&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est trois livres sont en quelque sorte des préludes de l'histoire qui suit...Vous pouvez les lire avant, après ou jamais. Ils sont utiles à la compréhension de l'histoire, mais pas essentiels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, la série à proprement dite:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-La chair disparue&lt;br /&gt;-L'argent du monde (2 tomes)&lt;br /&gt;-Le bien des autres (2 tomes)&lt;br /&gt;-La faim de la terre (2 tome)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce que ça raconte? Dans le monde d'aujourd'hui, une organisation internationale (mais basée au Québec) nommé le Consortium, veut organiser la nationalisation des mafias internationales. Pourquoi? Pour faire de la gestion du crime une PME, en soit. Le Consortium met à leur disposition: vente d'organe et prostitution (réseau nommé Body Shop), de drogue (Candy Shop), de blanchissement d'argent (Safe Heaven), etc... De l’autre côté de la force se démène l’Institut, avec à sa tête F., femme énigmatique et flegmatique, Jean-Paul Hurt, inspecteur aux personnalités multiples, Blunt, joueur de Go et bien d’autres… Mais chez Jean-Jacques Pelletier, rien n’est jamais simple et chaque roman amène son lot de surprise et de rebondissement, jusqu’au dénouement final…Qui ne m’a honnêtement pas déçu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les points forts sont que les situations, malgré leur côté souvent improbables et invraisemblables sont tellement bien présenté qu’on y croit sans hésiter. Que la série se passe au Québec aussi permet à l’auteur d’égratigner au passage les médias (et la radio-poubelle), de traiter d’environnement sans jamais être moralisateur…et de faire ressortir toute la paranoïa de votre petite tête. On y croit, on a peur et on voit après la lecture des conspirations partout. Le tout est servi avec beaucoup d’humour noir et l’auteur ne tombe jamais, jamais dans la facilité, ce qui lui vaut toute mon admiration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses points faibles sont sa longueur, qui peut en décourager plus d’un et qu’il y a tant de personnages que certains d'entres eux disparaissent trop vite et laisse derrière eux plus de questions que de réponses (je pense surtout à Ute Breytenbach). Tant de personnages aussi demandent une excellente mémoire…et une bonne capacité de lecture. Tenez vous le pour dit : ce n’est pas un livre à commencer sur une plage de Cuba : vous aurez besoin de toute votre concentration pour suivre le récit et vous rappeler qui est qui, qui fait quoi, etc. Mais l’effort en vaux la lecture, croyez moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Gestionnaires de l'Apocalypse est une série à conseiller à ceux qui croit aux conspirations internationales, qui aiment les romans d'espionnages et les descriptions bien juteuses de corps qui giclent et qui se brisent...Mais pas à ceux qui aiment les lectures « légères ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Jacques, je vais te la constuire ta statue.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/973398459023004685-1927906783725935757?l=angeprisonplumes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/feeds/1927906783725935757/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2010/11/sauver-lhumanite-du-peril.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/1927906783725935757'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/1927906783725935757'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2010/11/sauver-lhumanite-du-peril.html' title='Sauver l&apos;humanité du péril'/><author><name>Amephais</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_6ae6iJkxGxo/TOHialQnqOI/AAAAAAAAAB8/-tZB6WlcISI/S220/blanche-neige.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-La6sEm0FGjg/Tjmt7ado7wI/AAAAAAAAAC4/Z6HlvmalIT8/s72-c/2922145239_01__SX140_SY225_SCLZZZZZZZ_.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-973398459023004685.post-3722658600411138632</id><published>2010-11-30T07:13:00.000-08:00</published><updated>2010-11-30T07:15:39.632-08:00</updated><title type='text'>Liste égocentriste de tout et de rien</title><content type='html'>1-Liste des plus beaux moments passés en famille&lt;br /&gt;-Les réveillons du 24 décembre; le père Noël avec sa barbe en feutrine blanche...&lt;br /&gt;-Les soupers du samedi soir où un mot égaré était prétexte pour un délire.&lt;br /&gt;-Les nuits dans le Petit Chalet Bleu, avec maman, papa, sœurette et moi-même. Un espace aussi confiné, ça créer des liens je vous jure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2-Liste des plus grands rêves d'enfances&lt;br /&gt;-Être duchesse du Carnaval&lt;br /&gt;-Être la fée des glaces&lt;br /&gt;-Être une sirène&lt;br /&gt;(J'ai été fée des glaces pendant un party de noël corporatif et j'ai détruit les illusions d'une petite fille...je vous raconterais ça un jour).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3-Liste des meilleurs amies&lt;br /&gt;-L'une habite en Alberta&lt;br /&gt;-L'autre en Polynésie&lt;br /&gt;-L'autre à Montréal&lt;br /&gt;Elles sont toutes trois supers importantes, la prunelle de mes yeux. Si je les perdais, je ne m'en remettrais jamais. Je vous aime, mes belles amies!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4-Liste des plus beaux moments passés avec ces dites amies&lt;br /&gt;-Alberta: fous rires, pizzas pochettes et raquette de badminton&lt;br /&gt;-Polynésie: bonne bouffe, jeu de mimes et cinéma le mardi soir, parce que ce n'est pas cher&lt;br /&gt;-Montréal: confidence, rue Lamontagne et art improvisé après le film: ''Eyes Wides Shut'' à l'Ilot Fleurie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5-Liste des meilleurs ''casses'': &lt;br /&gt;-''Hey yo, ça va?'' ''Ça allait...'' ''Tu veux dire que depuis que je suis là, ça va plus?'' ''C'est en plein ça.'' ''Bon..ben je pense que je vais m'en aller..'' ''Ben c'est ça.'' Mon amoureux et un impoli, lors de notre première sortie...L'Impoli s'est amené à notre table...et voilà. &lt;br /&gt;-Mon père qui annonce à sa belle-mère que sa fille est enceinte, avant son mariage( je vous laisse deviner l'opinion de mon aïeule): ''Belle-mère, vous aimer ça tricoter?'' ''Ben oui!'' ''Ben vous aller tricoter en masse.'' Ma grand-mère était EN TRAIN DE tricoter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;6-Liste des aliments que je mangerais sans arrêt&lt;br /&gt;-Des oeufs Cadbury de Pâques (sucre+gras+goût de chocolat, mmmm)&lt;br /&gt;-Des Tacos&lt;br /&gt;-Des biscuits (n'importe lesquels!) du moment que j'ai assez de lait pour les diper dedans. &lt;br /&gt;-La soupe de ma mamie (pas celle qui aime tricoter, l'autre). Souvent imité, jamais égalé. &lt;br /&gt;-Tout ce que tu cuisines, amour&lt;br /&gt;-La sauce à spaguetti de mon père. À chaque fois, il repousse les limites de l'impossible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;7-Liste des pires brosses&lt;br /&gt;-Ma fête de l'an dernière: j'ai bu comme une brave, j'en ai pratiquement gerbé sur le murs. Plus jamais.&lt;br /&gt;-Avec miss Montréal, ça a fini en patte cassé. La mienne, oui oui.&lt;br /&gt;-Avec miss Alberta, un soir de mai, avant qu'elle parte pour de bon en Alberta...On a commencé à 13 heure avec un diner sushi et fini vers 2 heure du matin en jouant au Scattergorie. Foutu belle journée, mais le lendemain au travail, la journée était longue! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;8-Liste des road trip&lt;br /&gt;-Avec miss Polynésie et miss Montréal, on est parti à Portland, Maine, USA...Pourquoi au juste? Voir la mer, je pense. &lt;br /&gt;-Avec miss Montréal, tout ceux pas fait encore et auxquelles je rêve...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;9-Liste des plus grandes peines&lt;br /&gt;-L'abolition des duchesses du Carnaval&lt;br /&gt;-Toutes les peines d'amours&lt;br /&gt;-Toutes les peines d'amitiés...Si vous saviez comment que je regrette!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;10-Liste des rêves:&lt;br /&gt;-Avoir des enfants en bonnes santées&lt;br /&gt;-Partir dans le Sud avec miss Montréal et miss Alberta...mais peut-être pas en même temps!&lt;br /&gt;-Écrire un roman (j'y travaille)&lt;br /&gt;-Être heureuse (j'y travaille aussi)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça va être suffisant pour aujourd'hui...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/973398459023004685-3722658600411138632?l=angeprisonplumes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/feeds/3722658600411138632/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2010/11/listes-egocentriste-de-tout-et-de-rien.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/3722658600411138632'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/3722658600411138632'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2010/11/listes-egocentriste-de-tout-et-de-rien.html' title='Liste égocentriste de tout et de rien'/><author><name>Amephais</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_6ae6iJkxGxo/TOHialQnqOI/AAAAAAAAAB8/-tZB6WlcISI/S220/blanche-neige.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-973398459023004685.post-31956074445633161</id><published>2010-11-30T07:10:00.000-08:00</published><updated>2010-11-30T07:12:20.407-08:00</updated><title type='text'>Au coin de la Frimousse et de Ti-Coq</title><content type='html'>&lt;em&gt;Cette histoire fut créée lors d'un défi littéraire entre moi, mon papa et mon copain. Le thème était : "Le banc public" et le style, policier.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Mardi matin, 7h05&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«T’en veux-tu une froide?» &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La grosse main aussi large qu’un autobus tenait une bière plus grande encore qui à elle seule aurait pu remplir une piscine de houblon. L’affiche hurlait l’air du temps, une publicité machiste et puérile où il était question de boire pour-se-désaltérer-pis-pogner-avec-full-de-pitoune-pis-triper-avec-tes-chums-dans-un-bar-sportif-yeah! Elle était bien située par contre, il faut lui attribuer ce mérite : au coin de la rue De La Frimousse et de l’avenue Ti-Coq, soit le centre névralgique de la ville. Une pancarte située à cet endroit valait au bas mot plus de 50 000$ par jour, ce qui n’est pas de la tarte. Plus de 2000 voitures, autobus, bicyclettes et un nombre incalculable de piétons convergeaient tout les jours sur ce tronçon de rue : achalandé serait un euphémisme dans de telle circonstance. Alors dans ce cas, pensait sous son chapeau l’inspecteur Dionne, comment diable un tueur a-t-il pu placer dans une mise en scène grotesque le corps démembrée et mutilée d’une jeune femme sur le banc public qui se trouvait sur le coin de la dite rue?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vraiment, il n’en avait aucune idée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’inspecteur Dionne fronça les sourcils (il avait l’arcade fournie) : il aimait les enquêtes, cela sautait aux yeux, il était policier nom d’un chien! Mais il n’aimait pas, mais alors là pas du tout, qu’on se paie sa gueule. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4 jours plus tôt, vers 21h00&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rebecca se mirait dans le miroir, admirant ce qu’elle avait de plus que les autres, à savoir : de nouveaux seins. Elle n’était pas escorte, elle n’était pas serveuse dans un bar, elle n’était pas agente immobilière : elle était plate comme une planche à repasser. Sa nouvelle poitrine n’était pas énorme, juste un petit renflement, une petite colline. C’était joli comme tout. &lt;br /&gt;Pour agencer avec ses nouveaux seins, Rebecca choisi une robe rouge corail, légèrement décolleté. Elle l’avait depuis toujours, mais aujourd’hui elle tombait mieux. Elle se maquilla avec soin, peigna ses longs cheveux noirs et mit ses plus jolies chaussures. Rebecca s’admira une dernière fois dans la vanité (quelle allure!) et sortie de son appartement, sans nourrir son chat, Poutine. Elle pensa, à tort, qu’elle pourrait lui donner sa moulée en revenant le soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi, vers 9h00 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’inspecteur Dionne en était à son 4e café filtre et il songeait sérieusement à une injection par intraveineuse, quand le lieutenant Parent entra sans tambour ni trompette dans son bureau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Et puis? Fit ce dernier, les mains dans les poches, qu’est-ce qu’on a?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Rien. Lui répondit l’inspecteur Dionne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Je vous demande pardon?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Rien. J’ai dit : R-I-E-N. On est baisé. Je suis baisé. J’en ai marre, je démissionne, je me casse de ce foutu service de merde, je…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Inspecteur Dionne, je vous ai connu plus combatif. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homme aux sourcils impérieux se renfrogna. Puis il tonna :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Merde lieutenant, on a rien : pas de témoin, pas d’indice, pas de mobile…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Mais vous avez un cadavre, lui répondit le lieutenant Parent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Ben oui, mais…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Ben c’est déjà ça de pris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’inspecteur Dionne fut pris de cour par l’optimisme galopant de son supérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Alors, fit le lieutenant Parent, vous aller me faire parler ce cadavre mort : d’où il vient, où il allait, pourquoi, comment, à quelle heure, qui il a rencontré… Tout! Interroger tout le monde, virer la ville à l’envers s’il le faut, je vous donne le feu vert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’inspecteur Dionne soupira et se lança :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Rebecca Boulanger, 25 ans, infographiste, célibataire, soufrait de calculs rénaux, 3 plombages, n’avait plus d’amygdales, a mangé 3 toasts aux bananes le matin, est allée à Cayo Coco dernièrement, joueuse de poker, mais mauvaise perdante, s’est fait refaire les seins depuis 3 semaines, aimait les chats, le rose et les pivoines, rêvait du prince charmant, d’une maison en campagne et il lui arrivait de péter au lit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant l’air abasourdi de son supérieur, l’agent Dionne se sentit légèrement euphorique, comme quand on connait la fin d’une blague et notre interlocuteur non. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-On sait tout, tout, tout sur elle, lieutenant. On sait qu’elle est sortie de chez elle il y a 4 jours, sans nourrir son chat. Mais pour aller où? Personne dans ses amis, ses contacts, son milieu de travail ne le sait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il savoura l’instant quelques secondes puis il murmura : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Je vous avais averti lieutenant…On est baisé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi, vers 7h30 le matin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeanne Chabot sirotait son thé vert en écoutant Salut, Bonjour!. Elle arrivait tout juste de travailler et songeait sérieusement à prendre une douche avant de se mettre au lit; Jeanne était infirmière dans un CHSLD. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son chat se prélassant sur ses jambes, Jeanne le flattait tout en écoutant distraitement les blagues plus ou moins réussis de l’animateur, quand tout à coup, elle entendit une nouvelle qui fit dresser son poil sur ses bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4 jours plus tôt, 22h30 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rebecca se laissait bercer par le doux tremblement du métro, sentant pour la première fois de sa vie ses seins bouger pendant que véhicule tanguait. Elle ferma les yeux, sourit. Quelle agréable sensation! Toute occupée qu’elle était à vivre de nouvelle sensation, elle ne remarqua pas l’homme qui la fixait, ni le renflement qui soulevait son pantalon. Si Rebecca avait ouvert les yeux à ce moment, elle aurait vu ses yeux posé sur elle qui la scrutait, la déshabillait, la léchait. Quand elle sortit du métro, il sortit tout juste derrière elle, le pas rapide. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi, 7h31 le matin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeanne ne caressait plus son matou dans le sens du poil. Ce dernier cracha et cela sortit Jeanne de sa torpeur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Une femme de 25 ans a été découverte hier matin très tôt par la police. Le corps était dans un état de décomposition avancé ce qui indique que le crime a eu lieu il y a 4 jours. On a découvert la victime, et c’est ce qu’il y a de plus incroyable, sur le banc public au coin de la rue de la Frimousse et de l’avenue Ti-Coq. La police recherche toutes personnes possédant des informations et là dessus, nous allons rejoindre notre collègue Claude Poirrier…»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeanne ne pouvait plus respirer. Elle sentait la sueur lui glisser sur les tempes, moites et humides. Elle n’entendait plus rien, ne sentait plus rien, seule la panique la tenait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car Jeanne avait vu le meurtrier, elle avait vu la victime. Et elle n’avait rien fait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4 jours plus tôt, 22h45&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rebecca sentait le vent dans ses cheveux et ça la faisait sourire. Tout ce soir était une source d’émerveillement : la musique qui sortait des boites de nuit, l’air chaud de la ville, les lumières qui tuaient la noirceur, tout la rendait heureuse. Ce soir elle sortait dans un bar avec la ferme intention de mettre fin à un an de célibat. Ce soir, elle baisait. Et ça, c’est une raison pour être de bonne humeur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle marchait doucement, sans autre idée en tête que celle d’être culbutée brutalement quand un homme derrière elle lui demanda du feu. Elle se retourna pour lui dire poliment qu’elle n’en avait point et pour lui sourire. Elle était si heureuse!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4 jours plus tôt, 22h30 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-ce qu’elle était belle! Mais elle était sale…si sale. Ses seins n’était pas vrai, son maquillage trop criard, elle hurlait par tout les pores de sa peau : «Baiser moiiii! Je suis toute à vous, qui que vous soyez!» Elle était belle comme Marie mère de Dieu, mais pute comme Marie-Madeleine. La mission de John était de purifier l’humanité tout entière de sa saleté, des prostituées qui salissaient le Saint Nom du Sauveur, son but était de purger la terre des fausses idoles. Alors quand la femme à la robe corail sortie du wagon, il la suivi sans hésiter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi, vers 10h00&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeanne sirotait son café, les yeux baisés. Elle avait terriblement honte. Elle connaissait à l’avance les questions qu’on lui poserait : comment diable elle, une infirmière, n’avait pas été capable de reconnaitre un cadavre quand elle en avait vu un? N’avait-elle pas été à l’école? N’avait-elle pas vu des corps morts et embaumés dans des cours d’autopsie? Dans son hospice de vieillard, ne lui arrivait-il pas de trouver des personnes décédés durant la nuit, la bouche édentée grande ouverte et les yeux vitreux? N’était-elle pas habituée à ce genre de choses? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’inspecteur Dionne entra dans le bureau, son énième café à la main. Il éprouvait une certaine fierté d’avoir enfin un témoin et attendait beaucoup de lui; il s’imagina quelques secondes en train de lui botter le derrière hors du bureau si jamais ce témoin ne lui apprenait rien, puis se ravisa. Il jeta son café, pressa sur le bouton record de son enregistreuse et entreprit son interrogatoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Mardi le 3 juin, 10 heure du matin. Le témoin est madame Jeanne Chabot et l’inspecteur en service est Paul Dionne. Alors, madame Chabot, commençons par le début voulez vous?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeanne suait à grosse goûte. Elle était incapable de quitter des yeux les sourcils de l’inspecteur Dionne qui était secoués par un tic nerveux. Elle déglutit et commença son récit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Je suis infirmière de nuit dans un CHSLD. Chaque matin, je finis mon quart de travail à 5h00 moins le quart, puis je rentre chez moi à pied. Ce matin là, j’étais dans la brume : ma supérieure m’avait dite que je ne valais rien parce qu’un patient est mort ébouillanté dans son bain par une préposée aux bénéficiaires qui était sous mes ordres. Je sais que ça ne me pardonne pas…Mais j’étais présente de corps seulement, pas d’esprit ce matin là quand j’ai vu le meurtrier déposé le cadavre au coin de la rue de la Frimousse et de l’avenue Ti-Coq. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4jours plus tôt, 23h00 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il l’avait violé, il l’avait humilié, il avait craché sur ce beau corps prétentieux de femme pute qui reniait sa fonction de mère de Dieu. Il lui avait ensuite défoncé le crâne à coup de roche, la première chose qui lui était tombé sur la main dans le terrain vague où il était. Maintenant il la contemplait, dubitatif. Il n’avait pas vraiment prévu régler le sort du monde ce soir, il n’avait même pas son couteau avec lui. Ce crime, bien que libérateur, n’était pas prévu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il parti donc, abandonnant le corps mutilé où il l’était. Quinze minutes plus tard, il avait complètement oublié son existence. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi, vers 10h15&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeanne termina son café et poursuivi son histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-J’étais fatiguée et en colère contre le monde entier. Vous comprenez inspecteur, quand la terre semble s’être liguée contre vous pour vous cracher à la figure? Hé bien je me sentais comme ça. En plus, il brumassait et le temps maussade me donnait envie de me coucher en petite boulle et de pleurer toutes les larmes de mon corps. Je suis passé par la rue de la Frimousse et au coin de la rue, j’ai vu un homme disposé des morceaux de ce qui me semblait être un mannequin ensanglanté sur le banc public. Je me suis arrêté et je lui ai demandé ce qu’il faisait là…Il m’a répondu, le plus naturellement du monde…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3 jours plus tôt, 3 heures du matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Shit de marde!!» hurla en son fond intérieur Steve Pouliot. Il essayait de mettre ses idées en place, mais il n’y arrivait pas : tout allait trop vite, il ne pouvait pas mettre le doigt sur une pensée consciente précise qu’elle s’échappait, fiiiioooouuutt! Il se pinça le nez, convaincu que ses idées finiraient par lui sortir par les narines. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steve Pouliot vivait dans la rue depuis 6 semaines maintenant. Avant il avait habité un bel hôpital, mais on avait décidé de lui donner une petite chance, histoire de voir s’il pouvait vivre en société comme un grand et de ne plus être à charge de l’état. Steve avait habité une maison de transition, puis avait oublié ses clés et ensuite son adresse. Comme ses médicaments étaient dans sa chambre, il n’en avait pas pris depuis 6 semaines. Sa psychose avait commencé il y a 5 jours, mais Steve ne s’en rappelait pas. Tout ce qu’il savait, c’est qu’il était en grand danger. &lt;br /&gt;Il déambulait dans le terrain vague quand il entendit une voix qui lui murmura de faire attention aux monstres. Il y en avait beaucoup dans les parages et Steve devait faire attention à ses jambes, car les créatures diaboliques aiment s’y agripper. Les voix disaient qu’ils n’y a qu’un moyen de vaincre les monstres : les détruire. Les hacher menus, déchirer leurs entrailles, manger leurs organes et boire leur sang pour acquérir leur puissance. En dehors de ça, point de salut. &lt;br /&gt;Steve vit alors une effroyable créature. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle était couchée sur le dos, les jambes écartées. Son ventre plat luisait sous la lumière de la lune et ses seins semblaient se mouvoir, comme pour attirer à eux des bouches pleines de crocs. Son visage avait disparu, laissant la place à un éclat sanguinolent. Steve eut si peur qu’il fit pipi. Mais la voix murmura et Steve sut d’office ce qu’il devait faire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi, vers 10h20&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeanne gardait les yeux rivés sur la table. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Il m’a dit…quand je lui ai demandé ce qu’il faisait là…Il m’a dit qu’il faisait une exposition. Qu’il était un artiste. Comme on habite dans une ville de fou et que les artistes sont tous des fous en puissances, j’ai pensé… Enfin vous comprenez, j’étais fatiguée, je voulais rentrer chez moi et me coucher…je pensais que c’était un mannequin, vous comprenez? Je ne pensais pas que c’était vrai! Je..je ne pouvais pas croire que c’était vrai!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’inspecteur Dionne sentit sa pression monté d’un coup sec. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3 jours plus tôt, 7 heures du matin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steve allait mieux. Il se sentait épuisé, mais glorieux, de la fatigue du guerrier qui a défendu la ville des ignobles créatures qui la peuplent et la salissent. Il avait du travailler fort, briser les os avec des roches, découper la chair avec ses dents, boire le sang et avaler les entrailles, mais le résultat en avait valu la peine. Il avait disposé le corps sur un banc public, comme les voix l’avaient dite. À la femme qui lui avait demandé se qu’il faisait, il lui avait répondu la vérité. Il exposait la créature, pour que les autres monstres aient peur. Qu’ils soient effrayés par sa puissance et qu’ils reculent dans les ombres d’où ils proviennent. Steve était l’artisan qui détruit les démons et sauvent l’humanité, il était le guerrier sans peur qui trucide les créatures de la nuit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Steve était heureux. Il ne savait pas encore que dans quelques jours, il serait de retour dans sa maison, ni que ce serait l’inspecteur Dionne qui le borderait dans son petit lit. Et au dessus du banc public, la publicité continuait d’hurler ses promesses de rafraichissements et de bonheur artificiel, saveur simulé des rêves qui meurent au coin de la rue de la Frimousse et de l’avenue Ti-Coq.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/973398459023004685-31956074445633161?l=angeprisonplumes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/feeds/31956074445633161/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2010/11/au-coin-de-la-frimousse-et-de-ti-coq.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/31956074445633161'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/31956074445633161'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2010/11/au-coin-de-la-frimousse-et-de-ti-coq.html' title='Au coin de la Frimousse et de Ti-Coq'/><author><name>Amephais</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_6ae6iJkxGxo/TOHialQnqOI/AAAAAAAAAB8/-tZB6WlcISI/S220/blanche-neige.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-973398459023004685.post-1029749637197358001</id><published>2010-06-30T06:53:00.000-07:00</published><updated>2010-06-30T07:15:03.638-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Histoire'/><title type='text'>Paparoni et l'alligator d'Amazonie</title><content type='html'>À mon papa, chasseur d’alligator…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les débris d’un souper bien arrosé trônaient sur la table : 2 verres de vins tâchés de rouge, une corbeille où subsistait une tranche de pain séchée et 3 assiettes qui contenaient les vestiges d’un délicieux rôti de bœuf. Maude, 7 ans, rayonnait : le samedi soir elle avait ses parents pour elle toute seule. Ces derniers étaient cordonniers et   travaillaient tout le temps. Quand ils revenaient le soir de leur travail, la lune était en pyjama.  De plus, papa Noël avait laissé sous le sapin une petite sœur 2 ans plus tôt et Maude trouvait que cette dernière prenait beaucoup trop de place dans le cœur de sa maman. Mais ce soir, Mimi dormait et Maude en temps que grande sœur  pouvait se mettre au lit plus tard et veiller ainsi avec papa et maman. Rien n’aurait pu la rendre plus heureuse, sauf peut-être quelques biscuits aux chocolats qu’elle ferait tremper dans sa coupe de lait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soudainement, maman cessa de rire et  le silence autour de la table devint bruyant. Papa regarda Maude et lui dit, gravement :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Ma pitchounette,  est-ce que tu savais que papa garde un alligator dans le sous-sol?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maude se mit à rire et regarda sa mère, mais celle-ci ne riait pas du tout. Parfois papa lors d’un souper «prenait un coup» et il lui arrivait alors de dire des folies. Mais dans ces cas là maman Loulou disait : «Voyons, arrête  donc René!» et papa redevenait sérieux comme un pape. Voyant que sa mère ne disait rien, Maude lui demanda :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Maman, est ce que paparoni  dit la vérité ou est-ce qu’il dit des foleries?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Ma belle pitoune, répondit sa mère, ce que ton père dit est vrai. Il y a vraiment un alligator dans le sous-sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maude fixa son père, éberluée. Ils vivaient ici  dans cette maison depuis 2 ans;  Maude en avait visité chaque parcelle du sous-sol en jouant à la cachette avec ses amis. Mais jamais n’y avait-elle vu, ni  même remarqué, un alligator.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-On va finir de souper, dit son père, et ensuite nous allons attendre environ une heure. Comme ça, nous serons  certains qu’il sera endormi quand nous irons le voir. Nous allons  nous préparer, nous prendrons chacun une «flash light»…Mais avant tout autre chose, il faut que je te raconte comment cet alligator est entré en ma possession.    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se servit un verre de vin rouge, fit claquer sa langue et racla sa gorge. Maman Loulou fit un large sourire à Maude, l’air de dire : «Tu vas voir, cette histoire je l’ai entendu milles fois, elle est terrible!» Puis papa commença. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Ma pitchounette, tu te souviens de mon ami Louis? Celui qui a nagé avec des piranhas dans l’Amazone? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maude acquiesça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ne te raconterais pas l’histoire une autre fois, tu la connais déjà assez bien. Mais imagines toi donc que, bien que je n’aime pas trop en parler, j’étais avec lui lors de ce voyage! Oh je sais, je ne l’ai jamais mentionné avant, mais tu me connais : je suis humble, un peu réservé, je ne voulais pas lui voler la vedette! Nous étions donc tous les deux jeunes, beaux et fougueux au Brésil à la recherche de nouvelles aventures. C’est  sur un coup de tête que  nous avions décidé de partir en Amérique du Sud. Ma rencontre avec l’alligator s’est déroulée à la fin de ce voyage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il prit une gorgé de vin avant de poursuivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Nous étions donc  moi et Louis à la recherche d’extraordinaire, de grandiose, de folie, de sparatagonflant quoi! Nous étions tout les deux  jeunes et fous,  alors rien ne nous semblait assez dangereux, assez incroyable, assez phénoménal!  Voilà pourquoi une croisière sur l’Amazone s’est imposée d’office.  Nous avions rencontré un homme, un dénommé Sergio, dans un bar d’Obidos  une ville qui borde l’Amazone. Nous lui avions payé quelques bières et l’avions rapidement mit dans notre petite poche arrière à force de rire  avec lui  et de lui payer des tournées. Nous étions fort éméchés quand  nous avons osé lui proposer de nous amener en pirogue sur le fleuve… et qu’il a dit oui. Vois-tu, pitchounette, l’Amazone est un fleuve hostile : il faut être fou pour oser s’y aventurer. Quoi qu’il en soit, nous fixâmes un rendez-vous à Sergio pour le lendemain matin. Louis, moi et Sergio avions rendez-vous avec notre destin, mais nous ne le savions pas encore. Nous étions bien trop éméchés pour nous rendre compte de quoi que ce soit! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Papa prit une cigarette dans son paquet, l’alluma et en tira une bouffée. Puis il reprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le lendemain nous avions dégrisé, mais nous étions toujours autant décidé, sinon même plus que la veille: nous irions sur le fleuve quoi qu’il advienne. Notre guide Sergio fut à l’heure au point de rendez-vous et nous partîmes aux aurores. Sergio nous apprit rapidement les règles de base : comme je l’ai dis plus tôt pitchounette, l’Amazone est un fleuve sauvage et terrible. Ceux qui s’y aventurent doivent être extrêmement prudent!  Plus tard dans la matinée, Louis s’est baigné  avec les piranhas, comme tu le sais déjà puisqu’il te raconte cette histoire à chaque fois qu’il te voie. Moi, j’étais dans la pirogue avec Sergio quand j’ai entendu un bruit : comme un plouf, tu vois? J’ai regardé autour, mais je n’ai rien vu. J’ai demandé à Sergio, mais lui non plus n’avait rien aperçu.&lt;br /&gt;     &lt;br /&gt; Il éteignit sa cigarette avant de poursuivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-J’étais donc avec mon guide dans la pirogue, à dialoguer des aléas de la vie au Brésil quand soudain, je l’ai vu. Comment te dire à quoi cela ressemblait? On aurait dit un tronc d’arbre, mais il se déplaçait trop rapidement, glissant dans l’eau sans provoquer aucunes éclaboussures : seules quelques vaguelettes trahissaient sa présence. Aussitôt j’ai compris que la situation était grave : mon ami Louis se baignait, il n’avait donc pas vu la créature marine qui se déplaçait vers lui dans l’optique fort évidente d’en faire son déjeuner! J’ai alors fais ce que tout être humain sensé n’aurait pas fait : je me suis jeté à l’eau dans l’idée complètement folle de lutter contre l’alligator. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Papa fit une pause, les yeux rivés à la table. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-C’était une idée insensée, pitchounette, complètement folle. Comme si moi je pouvais battre un alligator! Il faut dire qu’à l’époque j’étais plus mince qu’aujourd’hui, j’étais tout en muscle! Pas une once de graisse! Tout de même c’était imbécile de ma part  que de tenter le coup et c’est sous les cris terrifiés de Sergio que j’ai pris l’alligator à bras le corps et que nous commençâmes à lutter. Mon adversaire était énorme, il devait faire au moins 3 mètres de long,  ses dents étaient acérés comme des couteaux de cuisines, sa force m’entrainait inlassablement vers  le fonds de l’Amazone…Mais pourtant je luttais et pif! (il mima le geste) Un coup  sur le museau! Paf! Un autre dans le ventre! J’ai lutté avec une telle ardeur pitchounette qu’à un moment le guide s’est levé dans la pirogue et qu’il s’est mis à m’hurler des encouragements! Et sur les grèves du fleuve des indigènes attirés par le combat d’homme à animal dansaient comme des majorettes du Carnaval, scandant RE-NÉ, RE-NÉ, RE-NÉ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maude ne bougeait plus, fasciné par le récit de son père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Finalement, j’ai décroché un coup de droite et l’alligator s’est avoué vaincu.  Mais il était tout bouffi, le pauvre, il n’avait plus un croc, son corps était couvert de bleu…Alors j’ai dis à Louis, qui nous avait finalement rejoint : «On ne peut pas le laisser comme ça…» Tu vois, Maude, cette bête je l’ai battu, j’ai lutté avec elle si fort qu’à la fin, une forme de respect s’était imposé entres nous. C’est la dure loi de la jungle, pitchounette, les plus faibles témoignent de leur respect au plus fort et en échange, les plus forts leur offre à leur tour leur protection. De plus, ce pauvre alligator, comment aurait-il pu continuer à chasser? Sans dents ni rien? Et ses comparses alligators sur les berges du fleuve qui  riaient de lui, la gueule grande ouverte! Non je devais le ramener. Bon, je te l’accorde, ce fut compliqué de passer avec lui aux douanes, ça fait toute une histoire… C’est depuis ce temps que je le garde en bas, au sous-sol. Je le nourris, je le soigne…Parfois on boxe un peu, en souvenirs du bon vieux temps. Je le laisse gagner, toujours. C’est ma façon à moi de lui témoigner mon amitié. Et maintenant, il est temps pour moi de te le présenter.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois se levèrent d’un bon, comme si un ressort les poussait hors de la salle à diner.  Maude, son papa et sa maman prirent chacun une lampe de poche et maman éteignit toutes les lumières. L’alligator n’aimait pas la clarté, il préférait les ténèbres qui lui rappelaient son Amazone natal. L’enfant et ses parents se mirent à la queue-leu-leu et descendirent l’escalier qui mène au sous-sol. Maude riait, pensant ainsi camoufler sa terreur. Un alligator! Pensait-elle. Un vrai, comme elle a vu dans les livres! Un alligator, dans son sous-sol à elle! Qu’est ce qu’elle était excité, elle allait le dire à TOUT LE MONDE lundi matin à la garderie, puis à l’école, elle sera la fille la plus POPULAIRE! Maude riait, sans pouvoir s’arrêter. Sur son épaule la main de sa mère reposait doucement, comme pour dire : «Tant que je serais là, ya pas un alligator qui va prendre une bouché de toi  ma pitoune!»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils entrèrent dans une des pièces du sous-sol, celle où son père gardait ses outils. Il lui avait jadis interdit d’y venir, elle comprenait maintenant pourquoi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-Chut, murmura son père, je vais le prendre et te le montrer...Mais il ne faut pas faire de bruit!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant que maman braquait une lampe de poche sur papa, ce dernier souleva un cendrier fait d’un immense coquillage brunâtre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;            Et sur celui-ci gisait, taxidermisé et mort depuis longtemps, un tout petit, un minuscule bébé caïman d’un pied de long.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/973398459023004685-1029749637197358001?l=angeprisonplumes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/feeds/1029749637197358001/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2010/06/paparoni-et-lalligator-damazonie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/1029749637197358001'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/1029749637197358001'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2010/06/paparoni-et-lalligator-damazonie.html' title='Paparoni et l&apos;alligator d&apos;Amazonie'/><author><name>Amephais</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_6ae6iJkxGxo/TOHialQnqOI/AAAAAAAAAB8/-tZB6WlcISI/S220/blanche-neige.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-973398459023004685.post-5904828886655816965</id><published>2009-07-15T14:41:00.000-07:00</published><updated>2009-07-15T15:52:02.106-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tendre nostalgie; toi'/><title type='text'>Skatebording  is not a crime!</title><content type='html'>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Pour Véro&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il vient un moment où tout être humain réalise qu'il est devenu un adulte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez les Spartiates, pour devenir un adulte et un guerrier, les jeunes garçons devaient vivre une épreuve nommé la Kryptie&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kryptie"&gt;&lt;/a&gt;. Moi, pour devenir une adulte à 26 ans, j'ai pris une brosse avec mon amoureux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais avant raconter tout ça ici, je dois revenir en arrière. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parenthèse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adolescente, je me pâmais la langue à terre tous les week-ends avec mes amies au carré d'Youville à Québec devant les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;skatteux&lt;/span&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah! Le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;skatteux&lt;/span&gt; et sa calotte de chez Exo&lt;a href="http://exoshop.com/"&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah!Le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;skatteux&lt;/span&gt; qui enlève son t-shirt de chez X2O Rio, exhibant ses abdominaux glabres et luisant de sueur ou encore mieux, poilu comme doit l'être un homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah! Le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;skatteux&lt;/span&gt; qui boit à l'abreuvoir et sur ses belles lèvres sèches  et charnus ruisselle une eau limpide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah! Le doux renflement qui se dévoile quand le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;skatteux&lt;/span&gt; exécute une figure avec son skateboard et qu'on voit apparaitre &lt;span style="font-style:italic;"&gt;ses fesses &lt;/span&gt; moulé dans un boxer qu'il n'a pas daigné recouvrir de ses jeans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mode des g-string à l'air, elle vient peut-être de là si ça se trouve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais vendu ma grand-mère en croquettes pour être la copine super stylée d'un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;skatteux&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au lieu, moi et mes amies regardions négligemment les garçons roulés sur leur planche avec l'air de celles qui en avaient vu d'autres; mais notre jeune âge ne nous permettait pas d'avoir l'air aussi au dessus de ça qu'on aurait aimé le montrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les novices que nous étions voyions nos joues s'empourprer dès que l'un d'eux passait près de nous, dès que nous entendions un autre &lt;span style="font-style:italic;"&gt;skatteux&lt;/span&gt; le héler (il s'appelle Sébas, il s'appelle Sébas!!!). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous écoutions du punk à plein volumes dans nos walkman jaune sony avec des cassettes tellement copiés qu'il ne restait qu'un mince filait de voix qui filtrait jusqu'à nos oreilles. Et nous avions le style &lt;span style="font-style:italic;"&gt;skatteux&lt;/span&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos parents aurait dis oui qu'on aurait trimballé partout avec nous comme une sacoche un skateboard, mais ils trouvaient cela ridicule et ils avaient bien raison.    &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous étions du bon bord. Car de l'autre bord, il y avait les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;yo&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;yo&lt;/span&gt; étaient les ennemis jurés des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;skatteux&lt;/span&gt;, ils étaient les nôtres aussi. Les yo écoutaient du dance, s'habillaient chez Stitches et étaient cons. Point barre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout donnée, j'aurais tout donné pour avoir mon &lt;span style="font-style:italic;"&gt;skatteux&lt;/span&gt; à moi toute seule. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bien que j'aie donnée beaucoup, je ne l'ai jamais vraiment eu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin de la parenthèse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous étions donc là, les deux pompettes et heureux quand il m'est venu une idée géniale: lui faire entendre &lt;span style="font-style:italic;"&gt;une toune&lt;/span&gt;. Et pas n'importe laquelle: Paranoid Android  de Radiohead repris au piano par Christopher O'riley&lt;a href="http://www.youtube.com/watch?v=Q1hGxHSDkTw"&gt;&lt;/a&gt;. Vraiment, l'idée de génie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc je mets la chanson et dans un recueillement propice à ce genre de moment proche de la prière, j'écoute. Pleure un peu. Bave à peine. Et le regardes, mon bel amour, pour voir s'il partage mon enthousiasme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hé bien non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est assis sur le lit et me regarde étrangement, comme si le piano de O'reily lui plaisait autant qu'une crème molle à l'huile de foie de morue. ''Alors''? que je lui demandes, ne perdant pas espoir de partager avec lui ce moment. ''Ben...ça me dis rien...'' Et moi de réagir avec tout l'éclat que me confère mon état d'ébriété: ''Ben voyons minou! Tu ne la connais pas cette chanson? C'est Paranoid Android de Radiohead!'' Sur le lit toujours, aucune réaction. Être plus susceptible, je serais portée à croire qu'il fait exprès pour me choquer. ''Ben voyons ! que je m'écrie, n'y croyant pas encore. Tu ne connais pas Paranoid Android?!?''&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;''Ben non...''&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;''Mais alors! que je hurle, car ignare à ce point ça ne se peut pas, il me cherche ce taquin c'est évident, qu'écoutais-tu dans les années 1990-2000?!?''. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me répondit alors comme s'il s'agissait d'une évidence aussi grande que l'universalité de la pièce de piano de Christopher O'riley l'était à mes yeux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;''Ben...Du &lt;span style="font-style:italic;"&gt;dance&lt;/span&gt;.''        &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai me suis alors vue, moi, avec mes pantalons trop grand, mes souliers &lt;span style="font-style:italic;"&gt;de skate&lt;/span&gt;, assise au carré d'Youville et la jeune fille que j'ai été m'a regardé et a murmuré: ''Fuck man...Tu t'es pogné un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;yo&lt;/span&gt;.''&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'ai su que j'étais un adulte, car qu'il soit &lt;span style="font-style:italic;"&gt;yo&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;preppies&lt;/span&gt; ou &lt;span style="font-style:italic;"&gt;ex-candy raver&lt;/span&gt;, il sera toujours l'homme de ma vie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/973398459023004685-5904828886655816965?l=angeprisonplumes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/feeds/5904828886655816965/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2009/07/pour-vero-il-vient-un-moment-ou-tout.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/5904828886655816965'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/5904828886655816965'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2009/07/pour-vero-il-vient-un-moment-ou-tout.html' title='Skatebording  is not a crime!'/><author><name>Amephais</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_6ae6iJkxGxo/TOHialQnqOI/AAAAAAAAAB8/-tZB6WlcISI/S220/blanche-neige.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-973398459023004685.post-123451964926980055</id><published>2009-07-13T15:16:00.000-07:00</published><updated>2009-07-13T16:01:17.128-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Tendre nostalgie'/><title type='text'>Le chalet</title><content type='html'>Quand j'étais petite, nous allions à chaque été à mon chalet, au Lac Saint-Charles dans la grande région de Québec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était un &lt;span style="font-style:italic;"&gt;shack&lt;/span&gt; perdu au milieu des riches maisons bourgeoises; un immense terrain où logeaient le Grand Chalet Blanc, la Roulotte et le Petit Chalet Bleu. Pour résumer, le Grand Chalet Blanc était comme la maison commune (où feu ma grand-mère dormait), la Roulotte appartenait à la famille M... et moi, mes parents et ma jeune sœur dormions dans le Petit Chalet Bleu. Mes cousins dormaient dans la Roulotte mitoyenne à notre chalet deux pièces: ils aimaient dire le matin que mon père ronflait tellement fort qu'ils l'avaient entendu toute la nuit. Comme il ronfle comme une tondeuse à gazon qui a de la misère à démarrer et que les murs du chalet étaient en carton, je crois bien qu'ils avaient raison. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vérité, le Petit Chalet Bleu n'était pas isolé : les murs étaient vides. Ceci faisait en sorte que nous ne pouvions pas y vivre à l'année et que les murs étaient couvert de tablettes: les traverses des murs. Et les soirs de pluie, on entendait les gouttes frapper le toit comme si des écureuils dansaient la claquette sur nos tête. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre chalet était une fierté familiale, malgré ses allures déglingués. On y parquait nos vélo dans l'allée de garage, on se faisait des cabanes dans les arbres, on se baignait dans la piscine hors-terre pendant des heures: que du bon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La majorité du temps, il n'y avait que ma famille et celle de mes cousins M... Mais quand le reste de la parenté venait passer la journée &lt;span style="font-style:italic;"&gt;au Lac&lt;/span&gt;, le party levait assez vite. Nous sommes beaucoup de cousins, 10 en tout: et 10 ans sépare le plus jeune du plus vieux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et un jours un de mes nombreux cousins a amené un ami du Patro Laval, un centre communautaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh oh. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensemble, nous ne faisions qu'un: le même sang coulait dans nos veines, nous nous comprenions sans avoir à parler. Des codes régissaient notre monde et aujourd'hui, je sais que si vous dites à quelqu'un dans un party: ''Prends pas ma place'' lorsque vous vous lever pour aller pisser, garanti qu'il va la prendre pareil juste pour vous faire chier. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous, nous respections la parole du cousin. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ami donc se présente au chalet et parle trop fort, bouge trop vite, bouscule un peu, bref essais de se faire une place, mais ce n'est pas facile. Nous sommes tissés serrés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeune garçon n'a rien de particulier, si ce n'est qu'il se gratte. Tout le temps. Peut-être avait-il un toc? Mais nous, petits enfants, ignorons ce qu'est un toc, nous ignorons la maladie, la peur et la mort: alors nous l'appelons ''Sam Pique''. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Sam Pique se gratte de plus belle, nous énervant parce que pas comme les autres, pas comme &lt;span style="font-style:italic;"&gt;nous&lt;/span&gt; autres et nous décidons de faire une chose horrible. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avions à mon chalet des objets que je n'ai jamais retrouvé ailleurs. Une chaise de jardin, par exemple: grande, longue, blanche en métal avec des &lt;span style="font-style:italic;"&gt;springs&lt;/span&gt; et un coussin avec des fleurs jaunes et brunes. Une merveille kitsch. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors nous avons dit à Sam Pique de se coucher sur la chaise, pour le fun, sans y mettre le coussin. Et toujours pour le fun, nous l'avons attaché avec une grosse corde jaune qui écorchait les mains. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, quand il fut bien ficelé, une bulle est passé et nous avons décidé, entres cousins, d'aller au Lac pour voir s'y on y était. Car au Lac Saint-Charles, il y avait un Lac: de l'autre côté de la rue et du bosquet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ma tante N... qui nous a intercepté. Sans elle, Sam Pique serait encore sur sa chaise. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il faut nous comprendre: nous n'étions que des enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il n'arrêtait pas de se gratter.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/973398459023004685-123451964926980055?l=angeprisonplumes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/feeds/123451964926980055/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2009/07/le-chalet.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/123451964926980055'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/973398459023004685/posts/default/123451964926980055'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://angeprisonplumes.blogspot.com/2009/07/le-chalet.html' title='Le chalet'/><author><name>Amephais</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='27' height='32' src='http://1.bp.blogspot.com/_6ae6iJkxGxo/TOHialQnqOI/AAAAAAAAAB8/-tZB6WlcISI/S220/blanche-neige.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
